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Littérature des Caraïbes
Je pense que mes premières lectures en ce qui concerne la littérature
antillaise furent Maryse Condé, Moi, tituba sorcière noire de Salem
; Ségou et Simone Schwartz-Bart, Pluie et vent sur Télumée
miracle.
De Simone schwartz-Bart
j'ai lu d'abord l'incroyable Pluie et vent sur Télumée-miracle
avec son héroïne mémorable. Puis La Mulâtresse Solitude et
Un Plat de porc aux bananes verts ce qui m'a mené à André
Schwartz-BART dont je parle
ailleurs.
D'Ernest PÉPIN je garde vivace le souvenir de la lecture
il y a quelques années de Tambour-Babel .
Patrick CHAMOISEAU
En 92 j'avais lu son roman récompensé du prix Goncourt Texaco et ça
m'avait laissé une drôle d'impression. J'en gardai un sentiment confus
de manque de clarté. Des héros pas très héroïques. Une morale pas
claire. Je voulais des héros bien noirs et c'était pas du tout ce qu'il
y avait chez Chamoiseau. Il parlait de toutes les composantes
culturelles des Antilles : noirs, békés, indiens,syriens, chinois et même
des caraïbes disparus. J'avais toujours rêvé de grandeur nègre,
africaine... Bref,
Texaco ne m'avait pas plu.
J'ai acheté Solibo Magnifique
pour l'offrir. Je ne sais plus si je l'ai lu avant de l'offrir ou après
mais ça a été une révélation ; la langue, la complexité du réel et de la
culture dont j'étais en partie issu. J'ai décidé de faire mon mémoire
sur Solibo Magnifique et je me suis plongé dans CHAMOISEAU,
toute la littérature
antillaise et ses théories.
Chamoiseau m'a mené à Édouard GLISSANT et ce fut une
révélation. La Lézarde, Malemort, Mahagony et surtout la lecture du
Discours antillais que je
trouve d'une puissance magistrale malgré sa complexité ; au niveau
culturel, politique, identitaire, poétique . Mais, c'est un livre dont
la taille peut rebuter et qui part dans tous les sens. J'adore GLISSANT,
c'est à lire et à
relire.
Les Affres d'un défi
de Frankétienne est une
interprétation francophone de Dézafi roman créolophone qui a profondément
marqué les théoriciens de la Créolité. D'Haïti le poéte-peintre
Frankétienne
nous livre ce roman touffu et complexe aux voix multiples. J'ai découvert
sa poésie plus tard avec une fascination toujours renouvelée.
Frankétienne
est unique et flamboyant.

Max
Jeanne
(Jivaros, Boutou, Tourbillon
partenaire...) est sans doute le premier auteur
guadeloupéen à avoir fréquenté ma bibliothèque. Parce que c'était un ami de
la famille de ma mère son livre Western s'est retrouvé à sa sortie
chez nous. Je l'ai lu plus tard , au hasard pour découvrir cela :
Guadeloupe
premier importateur caraïbe
de gueules de vaches
de gueules de porcs
de flics marque déposée
de Képis-rouges made in France
Vingt policiers au kilomètre carré
Qui dit mieux
Pollution
Surpollution
Surpopulation
île polluée
surpolluée
surpeuplée
tue-flic
flic-tox
on cherche du flic-tox
pour L'Assainissement
J'adore sa
poésie qu'on peut trouver dans Boutou, par exemple, et aussi le très
beau roman Jivaros.
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